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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 09:30

Nadine Lefaucheur (CNRS-IRESCO-GRASS)

La résistible création des accoucheurs des hôpitaux

Sociologie du travail, 1988, volume 30 page323-352

(suite 1)

 

On lira préalablement la première partie de ce texte à l'adresse:

http://chocs9cube.over-blog.com/article-accoucheurs-des-hopitaux-la-creation-de-l-ecole-fran-aise-d-obstetrique-par-le-docteur-stephane-tar-122897369.html

 

Accoucheurs des hôpitaux: la création de l'école française d'obstétrique par le Docteur Stéphane Tarnier - Article de Nadine Lefaucheur: partie 1

 

NB les surlignages en gras sont de notre fait ainsi que quelques ajouts signalés par (nr)

 

I ACCES A LA CLINIQUE OBSTETRICALE ET FIEVRE PUERPERALE: LA QUESTION DES MATERNITES HOSPITALIERES

 

L'Assistance publique à Paris administrait aussi bien les établissements hospitaliers civils que les bureaux de bienfaisance assurant les secours et les soins à domicile. Depuis 1849, en dérogation au régime général de l'administration des hôpitaux par des commissions municipales, elle était dirigée par un "directeur de l'Assistance publique à Paris", fonctionnaire salarié nommé par le ministre de l'Intérieur sur proposition du préfet de la Seine et assisté d'un conseil de surveillance consultatif, comprenant des représentants du conseil municipal, du conseil général et des médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris. Un tiers environ des accouchements parisiens bénéficiait alors du secours de l'Assistance publique, soit à domicile par l'intermédiaire des sages-femmes des bureaux de bienfaisance qui effectuaient près du quart du total des accouchements, soit dans des établissements hospitaliers lorsqu'il s'agissait de femmes sans domicile, souvent filles-mères, souvent venues de province pour accoucher, ou de femmes indigentes (ce n'est qu'en 1941 que les hôpitaux cesseront d'être officiellement réservés aux indigents) dont l'accouchement se présentait ou se déroulait trop mal pour qu'elles puissent être accouchées à domicile par des sages-femmes qui n'avaient pas le droit de pratiquer de versions ou de manier les "instruments". Un accouchement sur dix avait lieu à l'hôpital: dans des salles réservées aux femmes en couches ou le plus souvent, à la Maternité-École d'accouchements. Cet établissement hospitalier, créé en 1802, devait "tout à la fois servir d'asile à l'infortune et d'école aux élèves sages-femmes" (Delacour Bibtiothèque des sages-femmes célèbres, l834, cité in Bulletin de l'association amicale des anciennes élèves de la Maternité de Paris, no 9, 15 oct. 1916), boursières des départements, auxquelles elle "offrait" deux à trois mille accouchements par an et où, malgré les efforts de la Faculté de médecine, n'avaient pas accès, à l'exception d'un interne en chirurgie, les étudiants en médecine.

 

Alors que les progrès et le rayonnement de la médecine française reposaient depuis le début du XXème siècle sur l'importance accordée dans l'enseignement et la recherche à l'expérience clinique, acquise pour l'essentiel dans les services hospitaliers, l'accès à cette expérience clinique restait en effet en matière obstétricale largement fermé aux hommes et à la Faculté de médecine. Déjà sous l'Ancien Régime, l'ancêtre de la Maternité, l'Office des accouchées de

l'Hôtel-Dieu -"asile contre le déshonneur" créé au XIIIème siècle pour prévenir avortements et infanticides de la part des filles-mères et des femmes adultères - qui avait commencé en 1630 à former, en petit nombre, des apprenties sages-femmes et était devenu le "seul endroit où on pouvait se rendre habile (aux accouchements) en peu de temps" (1), était sauf dérogation exceptionnelle, interdit aux hommes. Aussi, "non seulement de la France, mais aussi des pays étrangers venaient à Paris des médecins, des chirurgiens et des apprenties sages-femmes, qui s'adressaient aux rares élèves sortant chaque année du service d'accouchements, pour acquérir auprès d'elles, les notions que celles-ci avaient acquises par une année de pratique. C'est ainsi que les sages-femmes sorties de l'Hôtel-Dieu comptaient pour disciples la plupart des chirurgiens appelés à professer les accouchements, soit à l'école de Saint-Côme [école de chirurgie], soit dans les cours particuliers. Ainsi les (-sages- - nr) femmes faisaient connaître les faits pratiques dans toutes les circonstances, et les maîtres chirurgiens en développaient la théorie à l'aide de leurs connaissances anatomiques (3). Les chirurgiens avaient cependant réussi à "paramédicaliser" (4) les sages-femmes: leurs communautés (-de chirurgiens- nr) avaient obtenu en 1730 le monopole de la délivrance des brevets de maîtrise aux sages-femmes et, en 1755, l'interdiction de l'exercice de la chirurgie par les femmes : les sages-femmes n'avaient pas le droit d'utiliser "les instruments", devaient appeler un chirurgien en cas d'accouchernent difficile ou "contre nature" et payer une taxe annuelle à une communauté de chirurgiens.

 

Ce partage, sexué, de la clinique et de la théorie et cette domination institutionnelle et sociale des "théoriciens" sur les "clinicien(ne)s", qui persistaient pour une large part au XIXème siècle, constituaient alors une situation anormale, particulière à l'obstétrique.

 

(1) Dionis : cité par Henriette Carrier, Origines de la Maternité de Paris. Les maîtresses sages- femmes et l'Office des accouchées de l'ancien Hôtel-Dieu (1378-1796), Paris, 1888.

(2) Delacour, op. cit.

(3) Le terme "paramédical" s'applique aux métiers relatifs à l'administration des soins qui tombent finalement sous le contrôle du médecin [...]. Leur formation universitaire permet aux médecins et aux chirurgiens, grâce à l'autorité politique qu'ils en tirent, de persuader plus aisément l'État de faire passer sous leur contrôle les concurrents directs, apothicaires, épiciers, barbiers, et de leur permettre de poursuivre en justice les praticiens irréguliers. Tel était l'état des choses, quand bien même le praticien d'alors, avec son savoir et ses qualifications universitaires, n'eût pas été réellement mieux armé que son concurrent autodidacte ou formé sur le tas.

(Eliot Freidson, la Profession médicale, Payot 1984 pp. 58 à 61).

 

"Convaincue de l'impossibilité d'obtenir l'accession des étudiants à la Maternité" (1), la Faculté de médecine avait d'ailleurs créé en 1830, à I'Hôpital des cliniques, une Clinique d'accouchements pour l'enseignement clinique, comprenant quelques lits et destinée à la formation des élèves sages-femmes de la Faculté pendant la nuit et à celle des étudiants en médecine pendant la journée.

 

S'il existait également quelques salles d'accouchement dans les hôpitaux parisiens (contenant au total, après l'ouverture du nouvel hôpital Lariboisière en 1854, une centaine de lits), leur état était "lamentable" (2) et le rapport établi à la fin du siècle pour les maternités de province aurait pu valoir pour les maternités parisiennes du milieu du siècle: " S'il y a quelque rez-de-chaussée obscur et humide, sans autre emploi possible, on y met volontiers les femmes en couches. En tout cas, le plus vieux mobilier: anciens lits en bois vermoulus, paillasses hors de service, matelas hors d'usage, tout est bon pour les femmes en couches" (3). A Paris, à l'hôpital Saint-Louis, "la salle d'accouchement était représentée par un couloir faisant communiquer la salle des accouchées avec l'office" (4), le tout situé près d'un service de contagieux.

 

(1) Le service de santé de la Maternité comprenait un médecin et un "chirurgien-accoucheur en chef-professeur", assisté d'un chirurgien adjoint et d'un interne en chirurgie; le conflit de pouvoirs entre le "chirurgien-accoucheur en chef-professeur" et la "sage-femme en chef-directrice de l'école des sages-femmes" s'était résolu au benéfice de cette dernière pendant la première moitié du XIXème siècle. La première sage-femme en chef fut Mme Lachapelle, fille de Mme Dugés, dernière directrice de l'Office des accouchées, "qui avait acquis par son zèle et par son intelligence la confiance de tous [et à qui il fut] facile d'obtenir que [le] nouveau service fût confié à sa fïlle". "A peine installée à la Maternité", expliquera, après la victoire des accoucheurs, l'un de ceux-ci, le professeur Bar, "Mme Lachapelle songea à faire de cet hôpital un centre d'enseignement. Comment, fille de sage-femme, élevée dans l'office si fermé de I'Hôtel-Dieu, devenue Directrice véritable et très écoutée de la Maternité, eût-elle pu avoir la pensée d'ouvrir cet hôpital à d'autres qu'à des sages-femmes, d'appeler à côté d'elle un professeur de clinique, de réduire ainsi son pouvoir et de se donner un maître?". Si "la jeune école de santé, fondée en 1794, et qui, en changeant de nom en 1808, devait devenir notre Faculté [n'a] pas réclamé pour son enseignement la nouvelle Maternité ou au moins une partie de ce vaste hôpital", c'est, explique Bar, que Baudelocque, professeur adjoint chargé de l'enseignement des sages-femmes et "tout-puissant", n'avait pas voulu intervenir pour que fût créé un service de clinique qui aurait vraisemblablement été confié à son rival, Leroy, "jouissant de peu d'autorité" mais professeur titulaire.  cf Paul Bar, Pierre Budin, la chaire de clinique obstéticale à la Faculté de médecine de Paris. Leçon inaugurale faite le 7 janvier 1908, Paris, Capiomont 1908.

(2) Bar, "la Réorganisation des services d'accouchement dans les hôpitaux de Paris et

le Progrès médical", le Progrès médical, 1922, numéro du cinquantenaire, p. 592-595.

(3) Rapport Napias : cité par Paul Strauss, l'Enfance malheureuse, Paris, Charpentier, 1896.

(4) Paul Bar op. cit (2), p.327.

 

A Beaujon, la salle d'accouchement "était aussi mal organisée que possible, placée au rez-de-chaussée et sur le chemin qui conduisait à la cour où s'ouvrait l'amphithéâtre des morts, librement ouverte à tout venant. Les élèves, internes, externes, ou même bénévoles pouvaient pénétrer avec des doigts malpropres en revenant des autopsies. Les accouchements étaient le plus souvent operés par l'interne de garde, qui n'était naturellement pas toujours celui du service. La religieuse chargée en même temps de la salle des femmes s'occupait le moins possible des accouchées et n'assistait même pas par pruderie, à la toilette des nouveau-nés (1)". A la Pltié, à la Charité, les accouchements se faisaient dans la salle commune, car la "salle de misère" ètait inexistante ou inaccessible. Partout "l'instrumentation était à peu près nulle, le personnel notoirement insuffisant "(2), "la direction médicale était confiée à des médecins des hôpitaux chargés de services de médecine générale et que le hasard de l'ancienneté désignait. Ils ne cachaient pas leur incompétence. Dans la plupart des maternités hospitalières, les interventions obstétricales étaient, en fait abandonnées aux internes qui, le plus souvent, en ignoraient les règles les plus élémentaires. En cas d'échec, on se mettait en quête d'un chirurgien, d'un chef de clinique d'accouchement, d'un accoucheur praticien" (3) et "les élèves même qui fréquentaient les services de médecine auxquels étaient annexées des salles d'accouchement n'en retiraient presque aucun bénéfice car aucun enseignement pratique ne leur était donné, le médecin chef de service mettant rarement le pied dans la salle d'accouchées, et nulle personne compétente ne le suppléant (4)". Mais surtout, les maternités hospitalières étaient périodiquement décimées par des "épidémies" de fièvre puerpérale; comme l'ecrivait un contemporain, "la fièvre puerpérale a si souvent ravagé la Maternité de Paris que l'histoire de l'une n'est à vrai dire qu'un chapitre de l'histoire de l'autre (5)“. Ces "épidémies" mettaient en echec les compétences des accoucheurs et leurs progrès en matière de "mécanique obstétricale". Danyau, par exemple, "dont la dextérité manuelle était bien connue, ne pouvait alors pratiquer une version, appliquer un forceps sans que la patiente fût vouée à une mort certaine(6)"; lui, qui était "l'accoucheur le plus

 

 

 

(1) Auguste Millard, Souvenirs autobiographiques, Paris, Steinheil, 1915.

(2) Charles Maygrier, „ le Service d'accouchenrents de La Pitié depuis l886“, Annales de la société obstétricale de France, 1893.

(3) Paul Brt, op. cit (2) p.327.

(4) Charles Maygrier, De I'origine des services d'accouchement dans les hôpitaux de Paris , l’Obstétrique, archives mensuelles d‘obstétrique et de gynécologie, septembre 1909, p. 652-662.

(5) Paul Delaunay, la Maternité de Paris; Port-Royal de Paris; Port-Libre; l‘Hospice de la Maternité; l‘École des sages-femmes et son origine (1625-1907); notes et documents, Paris, Jules Rousset 1909.

(6) Édouard Hervieux, Bulletin de l'Acadérnie de médecine, 1879.

 

 

recherché de Paris, en devint aussi le plus malheureux dès qu'il eut mis le pied à la Maternité: en dépit de ses précautions, il contaminait ses clientes du dehors: il finit par renoncer à la pratique de ville tant qu'il conserva le service de cet hôpital (1) . Paul Dubois, professeur de clinique obstétricale (de 1834 à 1862) et directeur de la Maternité de Paris (de 1825 à 1857), la plus haute autorité scientifique en matière d'obstétrique, reconnaissait lui-même dans une boutade familière que "mieux valait pour une femme accoucher toute seule, dans la rue, qu'à la Clinique ou à la Maternité (2)“. Dans les années 1850-1870, la fièvre puerpérale frappa lourdement les maternités, et en particulier la Maternité-École où la mortalité atteignit 6,5% entre 1852 et 1861 et 8,7% entre 1862 et 1871. En 1856, racontait Tarnier,

"certains jours, certaines semaines, toutes, ou presque toutes les femmes qui accouchaient, mouraient; il en mourut jusqu'à cinq par jour. Du ler au 10 mai on compta 32 accouchements et on enregistra 31 décès. Je voyais des femmes entrer à l'hôpital bien portantes, pleines de vie, et vingt-quatre heures après, j'assistais à leur agonie! (3)“. Entre 1860 et 1864, année où la mortalité atteignit 20%, il y eut ainsi 1235 décès, dont 760 d'affections puerpérales "bien constatées", pour 9923 accouchements.


Beaucoup de médecins regardaient alors la fièvre puerpérale „comme une sorte de génie malfaisant qui voltige dans l'air et se pose tantôt sur un hôpital, tantôt sur un autre [...]. La fièvre puerpérale tient à un germe répandu dans l'air dans l'atmosphère d'une cité; telle est l'idée qu'on se fait, à Paris du moins, de la cause des épidémies si fréquentes. L'air de Paris étant regardé comme mauvais pour les accouchées, on conseille aux femmes qui le peuvent, d'aller faire leurs couches à Versailles ou à Saint-Germain“ (4). Mais les théories étaient nombreuses et les débats académiques se multiplièrent à partir de la fin des années 1850. En 1858, l'Académie de médecine - qui avait "enterré au plus profond des archives (5)“ la "note sur le moyen proposé par M. Semmelweiss pour empêcher le développement des épidémies puerpérales dans l'hospice de la Maternité de Vienne“, lue par Arneth en 1851 (6) - consacra ainsi dix-huit

 

 

(1) Paul Delaunay, op. cit.

(2) ibid.

(3) Étienne (Stephane) Tarnier, De l'asepsie et de l'antisepsie en obstétrique. Leçons professées à la Clinique daccouchements, rédigées et recueillies par le Dr Potocki, Paris, 1894.

(4) Léon Le Fort, Des maternités: étude sur les matemités et les institutions charitables d'accouchement à domicile dans les principaux États de l'Europe : France, Autriche,Prusse Russie, Angleterre, Belgique, Danemark, Hollande, États allemands, Paris, Masson, 1866.

(5) Paul Delaunay, op. cir.

(6) Ameth, Note sur le moyen proposé par M. Semmelweiss pour empêcher le développement des épidémies puerpérales dans l'hospice de la Maternité de Vienne. Lue à l'Académie de médecine de Paris, le 7 janvier l85l, Annales d'hygiène publique, 1851, tome XLV.

 

 

séances à discuter de la fièvre puerpérale "discussion qui ne réussit qu‘à donner éloquemment un spectacle aussi remarquable par la diversité des opinions émises que par la stérilité absolue des résultats“ (1) : "ce fut une cacophonie de quatre mois. Primiparité, longueur du travail, interventions obstétricales, saisons froides et humides, fautes de régime, misère et épuisement, toutes les causes furent incriminées; Beau invoquait une diathèse inflammatoire et la constitution épidémique, Danyau comme Cruveilhier une infection miasmatique, par encombrement, Hervez de Chégoin la putrescence de la matrice et de ses caillots; Piorry, homme magistral et sentencieux, forgeait de grands mots tirés du grec, parlait de galactémie ou galémie, et de virus, et surtout de ses travaux, de ses idées, de sa carrière; Guérard comparait ce virus au venin de la vipère fer de lance; Depaul en faisait une fièvre essentielle spéciale mais nullement spécifique; les uns admirent la contagion, d'autres la rejetèrent, les essentialistes démentirent les localisateurs et la thérapeutique se ressentit de ces incertitudes : M. Piorry conseillait l'aération, et Malgaigne, qui accusait le froid, doublait les couvertures. Pendant la première moitié du siècle, on avait inutilement ernployé la saignée et les émollients, chers à Broussais. Depuis c'était l'invasion de la pharmacologie à outrance [...]. De tous ces dispositifs, rien de positif ne se dégageait et du choc des opinions la lumière ne jaillissait point (2)."

 

Les débats des sociétés scientifiques, les missions et commissions d'enquête (4) se multiplièrent dans les années suivantes, dans un contexte marqué par l'adoption d'un vaste programme de rénovation et de construction d'hôpitaux et par une grande tension entre l'administration de l'Assistance publique à Paris et son personnel médical, qui lui reprochait vivement de ne pas tenir compte de sa "compétence“ en matière d'hygiène hospitalière, "compétence“ qui conduisait les médecins et chirurgiens des hôpitaux à s'opposer à la construction de grands bâtiments, à prôner celle de pavillons séparés et à dénoncer les "fautes“ commises lors de la construction de l'hôpital Lariboisière et celles que l'administration s'apprêtait selon eux à commettre dans la reconstruction de l'Hôtel-Dieu.

 

 

(1) Adolphe Pinard, Tarnier (1828-1897); éloge prononcé à l'Académie de médecine dans sa séance annuelle du 15 décembre 1908, Paris, Masson" 1908.

(2) Paul Delaunay, op. cit.

(3) Rapport de la commission d'hygiène du ministère de l'Intérieur, rédigé par Malgaigpe professeur de médecine opératoire et fondateur de la Société de chirurgie (1864); rapport sur l'hygiène hospitalière en Europe et en particulier sur les maternités et l'accouchement à domicile, commandé et refusé à Le Fort, agrégé et chirurgien des hôpitaux et gendre du précédent, par le directeur de l'Assistance publique, rapport concluant, à partir d'une démarche de statistique comparative, à la contagiosité de la fièvre puerpérale (1866); rapport du Comité consultatif d'hygiène du service médical des hôpitaux, presenté par Devergie (1866).

 

 

Ces diverses assemblées et commissions conclurent d'abord au remplacement des grandes maternités et des maternités situées dans de grands bâtiments hospitaliers par de petites maternités-pavillons, puis - des "épidémies“ de fièvre puerpérale s'étant declarées en 1865-1866 dans les nouveaux pavillons-maternités de Tenon et de la Pitié peu après leur ouverture, et le "milieu nosocomial lui-même où il semble que les murs soient malades" [paraissant] devoir être incriminé (1) - à la suppression de toutes les maternités hospitalières et à l'extension du système d'accouchement à domicile (en 1862-1864, la mortalité des femmes accouchées par les bureaux de bienfaisance avait été vingt-six fois plus faible que celle des fernmes accouchées à la Maternité). Cependant, le directeur de l'Assistance publique ayant fait remarquer que la clientèle ordinaire des maternités, "filles séduites, sans asile, domestiques, femmes seules (2)“, était peu susceptible d'être soignée à domicile, le Comité consultatif d'hygiène se rallia aux conclusions du rapport Devergie préconisant la création de services d'accouchement chez des sages-fernmes agréées par l'administration de l'Assistance-publique pour recevoir chez elles pendant neuf jours les femmes enceintes adressées par les hôpitaux, système recommandé par le ministère de l'Intérieur et officiellement adopté par I'administration hospitalière en 1866-1867.

 

Lorsque en 1867, Stéphane Tarnier devint accoucheur en chef de la Maternité-École, celle-ci semblait donc aussi condamnée que le principe même des maternités hospitalières que, quinze ans plus tard, certains de ses élèves feront pourtant  triompher.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:13

Le collectif CHOCS9cube a obtenu l'autorisation de reproduire intégralement l'article fondamental de Nadine Lefaucheur, sociologue et historienne, publié en 1988 dans la revue Sociologie du travail concernant la contribution par le Docteur Stéphane Tarnier à la création en 1881 d'un corps spécial de médecins: le corps des accoucheurs des hôpitaux, accoucheurs qui se verraient confier la direction des services d'accouchements hospitaliers, à une époque où n'exerçaient que deux types de Docteurs en médecine dans les hôpitaux: les médecins et les chirurgiens, et où les lits destinés aux accouchées étaient placés de préférence "dans quelque rez de chaussée obscur et humide, sans autre emploi possible" sous la responsabilité d'un médecin ou d'un chirurgien.

 

Il est impossible de résumer sans perte notable d'information ce magnifique travail, c'est pourquoi on le reproduit ici in extenso, les adeptes de tweeter et autres raccourcis simplistes sont priés de faire un effort, ils ne le regretteront pas.

Du fait de sa longueur (une trentaine de pages) le travail de Madame Lefaucheur sera présenté en plusieurs parties.

 

En lisant les lignes de Madame Lefaucheur, on croit apercevoir le jeune Externe puis Interne des Hôpitaux, Stéphane Tarnier, arpenter les "salles de misère", des salles obscures où les femmes se mourraient de septicémie puerpérale,

et on ressent sa rage.

 

On le voit poursuivre obstinément son chemin malgré les innombrables difficultés causées tout autant par le diplocoque en chaînette, que par les rivalités professionnelles et les guéguerres de pouvoir et de territoire entre les différents "acteurs de la naissance", fonder l'école d'obstétrique française, puis de consacrer au perfectionnement du plus ingénieux et efficace des instruments obstétricaux, conçu par lui: le forceps obstétrical qui porte son nom.

 

A l'heure où de considérables changements sont en cours dans les hôpitaux et l'organisation des soins, à l'écart du débat public, cette édifiante description d'un passé très proche, ne permettrait-t-elle d'éclairer les enjeux actuels?

 

 

 

 

 

 

forceps tarnier

 

Le forceps de Tarnier

Un instrument intelligent (qui comprend tout seul ce qu'il faut faire pour extraire le bébé par voie naturelle,

pourvu qu'il ait été placé correctement et soit manié par un opérateur formé spécifiquement )


 

 

Nadine Lefaucheur

On trouvera la bibliographie de Nadine Lefaucheur à l'adresse suivante: 

http://www2.univ-ag.fr/CRPLC/spip.php?article157

 

 mâles

 

 

 

Nadine Lefaucheur (CNRS-IRESCO-GRASS)

La résistible création des accoucheurs des hôpitaux

Sociologie du travail, 1988, volume 30 page323-352

 

NB les surlignages en gras sont de notre fait ainsi que quelques ajouts signalés par (-  -nr)

 

Comment naît une profession quand les conditions institutionnelles, techniques et symboliques rendent cette création dûement improbable? Nadine Lefaucheur à partir d'une investigation historique minutieuse montre comment une minorité d'Internes des Hôpitaux de Paris scientifiquement et socialement novateurs a pu déployer une stratégie d'autonomisation professionnelle qui a d'abord buté sur les structures organisationnelles établies et les ambitions concurrentes d'autres corps professionnels avant de déboucher gâce à une alliance politique avec les élites rationalisatrices de la III ème République et à l'exploitation tactique face aux pouvoirs établis d'un accident qui fit scandale.

 

Je me propose d'analyser dans cet article les processus qui, dans la deuxième moitié du XIXème siècle, ont abouti à la création, dans les hôpitaux parisiens, de services specialisés d'accouchement confiés à des accoucheurs recrutés par un concours special (arrêté du 26 décembre 1881), ainsi que certains des effets que ces processus ont eus sur les définitions ultérieures du champ obstétrical hospitalo-universitaire. Ces processus ressemblent à ceux qui ont été analysés par H. Jamous à propos de la réforme des études médicales et des structures hospitalières promulguée en 1958. H. Jamous a en effet montré que cette réforme était loin d'être la plus "probable", qu'elle ne reflétait ni les valeurs ni l'état des rapports de forces internes au milieu médical hospitalo-universitaire, mais émanait d'éléments marginaux de ce milieu dont les aspirations et les projets de réformes se heurtaient à un systèrne "auto-entretenu" de sélection des élites médicales par des concours hospitaliers et universitaires, tout en rencontrant les orientations de certaines couches sociales nouvelles, celles d'institutions extra-médicales concernées par les problèmes de la santé et celles du pouvoir politique qui l'a finalement imposée.

(Haroun Jamous Contribution à une sociologie de la décision; la réforme des études médicales et des structures hospitalières, CNRS CES, Paris 1967)

 

La solution adoptée en 1881 par l'Assistance publique à Paris pour réorganiser le service des accouchements n'était pas non plus a priori la plus "probable": à la fin du second Empire, le milieu médical hospitalier lui-même

- faisant prévaloir les conclusions des théories contagionnistes en matière de fièvre puerpérale, ou du moins celles qu'en tirait la majorité des médecins et des chirurgiens adeptes de ces théories, sur la volonté seculaire de la Faculté de médecine d'obtenir l'accès à la clinique obstétricale hospitalière

- exigeait de l'administration la fermeture des salles et services de maternité (cf I)

A contrario (nr), le projet de création d'un corps spécial d'accoucheurs des hôpitaux et de services d'accouchement hospitaliers spécialisés était, après la chute du second Empire, celui de quelques internes des hôpitaux membres de "l'école de la Maternité", médicalement et scientifiquement novateurs, dont les aspirations sociales et professionnelles et la stratégie de specialisation qui leur paraissait susceptible de les réaliser se heurtaient au système de recrutement par concours des médecins et chirurgiens des hôpitaux et de dévolution des services hospitaliers à l'ancienneté, mais également aux aspirations des jeunes chirurgiens des hôpitaux, eux aussi médicalement et scientifiquement novateurs, mais institutionnellement et socialement mieux placés, dont les intérêts s'opposaient à la remise en cause par les premiers, du système "autoentretenu" des concours et du choix des postes à l'ancienneté (cf II et III).

Si le projet de ces jeunes internes triompha finalement, c'est grâce à I'alliance qu'ils avaient nouée avec les membres des nouvelles couches sociales et politiques, accédant au pouvoir avec la III ème République, qui voulaient adapter le système hospitalier au "progrès médical" par la laïcisation, c'est à- dire par la "technicisation" et la "paramédicalisation" du personnel soignant, entreprise que soutenaient aussi les jeunes chirurgiens novateurs, mais qui relevait d'une logique de spécialisation de tous les personnels soignants, médicaux ou paramédicaux, que ces mêmes chirurgiens novateurs refusaient dans la mesure où, en modifiant les modalités d'accès aux postes de chef de service hospitalier, elle risquait de porter atteinte à leurs avantages acquis (cf IV).

Mais si les internes de "l'école de la Maternité" gagnèrent le combat de l'institutionnalisation de la "spécialité" obstétricale dans le cadre hospitalier, la gynécologie chirurgicale (nr) resta dans ce même cadre le monopole des chirurgiens et affaire de spécialisation individuelle. Il semble que cette séparation de l'obstétrique et de la gynécologie dans le cadre hospitalier ait renforcé l'orientation des accoucheurs des hôpitaux vers la médecine sociale : ne disposant pas des capitaux économiques et sociaux qui permirent à certains de leurs confrères d'échapper, en recourant parallèlement à la clinique privée, à cette "interdiction de gynécologie", les leaders du combat pout la spécialisation hospitalière de l'obstétrique - qui avaient d'ailleurs été conduits à mener ce combat parce que de tels capitaux leur faisaient défaut, et qui l'avaient gagné grâce à leur engagement scientifico-politique aux côtés de reformateurs médico-sociaux - entreprirent d'offrir à leur "spécialité", et à leurs ambitions, des horizons beaucoup plus vastes que "le cercle infiniment restreint de l'utérus et de ses annexes", en revendiquant comme relevant de leur responsabilité médicale, scientifique et sociale, les grands espaces eugéniques de la protection maternelle et infantile, de la reproduction et de l'amélioration de l'espèce humaine (cf V).

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:34

Communication du contenu du tract régional PCF IDF Santé

 

 

Les LILAS, Montreuil, Poissy, Melun, Hôtel Dieu, Maison Lafitte,Fontainebleau, Bichat, E.Roux, …

 

STOPPONS L’HEMORAGIE HOSPITALIERE !!!

EN S’OPPOSANT, MERCREDI DERNIER, AU SÉNAT, À LA PROPOSITION DE LOI DU GROUPE COMMUNISTE ‐REPUBLICAIN ET CITOYEN, INSTITUANT "UN MORATOIRE SUR LES FERMETURES DE SERVICES ET D’ETABLISSEMENTS DE SANTE OU LEUR REGROUPEMENT", LE PARTI SOCIALISTE, LES CENTRISTES ET L’UMP ONT FAIT L’UNION CONTRE L’HÔPITAL, SES PERSONNELS ET LES USAGERS.


Alors que dans chaque département d’Ile de France, le nombre de fermetures ou de regroupements ne cesse de supprimer des lits, de réduire des emplois, d’éloigner le malade de son lieu de soins, de mettre en danger maternités et centres IVG, de surcharger les urgences, de remettre en cause la sectorisation psychiatrique, … la Ministre de la santé refusait, au Sénat, tout frein à sa politique d’adaptation de l’Hôpital public à l’austérité, accélérant la privatisation de notre système de soins.

Pour la droite hier, comme pour les socialistes aujourd’hui, pas de répit pour la Loi HPST, tous les hôpitaux sont désormais traités comme des entreprises. Chaque soin doit rapporter de l’argent. Il ne faut plus prodiguer des soins mais en PRODUIRE.

C’est cette logique qui guide l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France, conduite par C.Evin, au grand bonheur du secteur privé, qui se déploie dans tous les départements. En supprimant demain les Hôpitaux de Bichat et Beaujon, c’est une nouvelle coopération public/privé que le PS veut imposer au Nord, comme hier, la Droite, l’a fait avec l’hôpital du SUD Francilien.

C’est hélas la spirale du déclin de l’hôpital public qui est programmée.

Combien d'heures faudra-t-il attendre sur un brancard dans un couloir des urgences ?

Combien de temps faudra-t-il attendre pour une consultation avec un spécialiste et à quel prix ?

Combien de semaines avant de pouvoir être opéré ?

Sans parler du surmenage, de l'épuisement et de la tension des médecins, des soignants et de l'ensemble du personnel.

La vraie question est celle des moyens matériels et humains, et pour cela, c’est un autre financement de la Sécurité sociale qu’il faut, faisant contribuer les revenus financiers au même niveau de cotisation que les salaires. Il faut mettre fin au règne de la Tarification à l’Activité(T2A), réformer la fiscalité des hôpitaux, en finir avec l’endettement des Hôpitaux, développer l’emploi …

A l’heure où la politique de la main tendue au MEDEF du Président Hollande augmente la précarité et ses conséquences sur la santé, nous continuerons à défendre la nécessité d’un moratoire, l’abrogation de la LOI HPST !

 

Parti Communiste Français, Front de Gauche, Commission Santé PCF IDF

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:59
Pour envisager de participer à tout débat concernant l'avenir de la profession de sage-femme comme celui de la profession d'accoucheur, la connaissance des textes législatifs et réglementaires actuels semble être un préalable incontournable.
Nous reproduisons ci-dessous quelques fragments du Code de la santé publique qui concernent les sages-femmes.
Selon ce code les "professions médicales" sont constituées par la profession de médecin, la profession de chirurgien-dentiste et la profession de sage-femme.


Chapitre Ier : Conditions d'exercice
Article L4151-1

L'exercice de la profession de sage-femme comporte la pratique des actes nécessaires au diagnostic, à la surveillance de la grossesse et à la préparation psychoprophylactique à l'accouchement, ainsi qu'à la surveillance et à la pratique de l'accouchement et des soins postnataux en ce qui concerne la mère et l'enfant, sous réserve des dispositions des articles L. 4151-2 à L. 4151-4 et suivant les modalités fixées par le code de déontologie de la profession, mentionné à l'article L. 4127-1.

L'examen postnatal peut être pratiqué par une sage-femme si la grossesse a été normale et si l'accouchement a été eutocique.

L'exercice de la profession de sage-femme peut comporter également la réalisation de consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique.

Les sages-femmes sont autorisées à concourir aux activités d'assistance médicale à la procréation, dans des conditions fixées par décret.

Article L4151-2 

Les sages-femmes sont autorisées à pratiquer les vaccinations dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article L4151-3 

En cas de pathologie maternelle, foetale ou néonatale pendant la grossesse, l'accouchement ou les suites de couches, et en cas d'accouchement dystocique, la sage-femme doit faire appel à un médecin. Les sages-femmes peuvent pratiquer les soins prescrits par un médecin en cas de grossesse ou de suites de couches pathologiques.

Article L4151-4 

Les sages-femmes peuvent prescrire les dispositifs médicaux, dont la liste est fixée par l'autorité administrative, et les examens strictement nécessaires à l'exercice de leur profession. Elles peuvent également prescrire les médicaments d'une classe thérapeutique figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(...)

 

La profession de sage-femme est régie par un code de déontologie,

modifié récemment par le décret n°2012-881 que nous reproduisons en partie ce dessous.

            http://www.ordre-sages-femmes.fr/NET/img/upload/2/1431_Codeded%C3%83%C2%A9ontologiedessages-femmes-versionau19juillet2012.pdf

Décret n° 2012-881 du 17 juillet 2012 portant modification du code de déontologie des sages-femmes 

I. ― La sous-section 1 de la section III du chapitre VII du titre II du livre Ier de la quatrième partie du code de la santé publique est ainsi modifiée : 

(...)
9° L'article R. 4127-318 est remplacé par les dispositions suivantes : 

Art. R. 4127-318.-I. ― Pour l'exercice des compétences qui lui sont dévolues par l'article L. 4151-1 : 
« 1° La sage-femme est autorisée à pratiquer l'ensemble des actes cliniques et techniques nécessaires au suivi et à la surveillance des situations non pathologiques et au dépistage de pathologie, concernant : 
« a) Les femmes à l'occasion du suivi gynécologique de prévention et de la réalisation de consultations de contraception ; 
« b) Les femmes pendant la grossesse, l'accouchement et durant la période postnatale ; 
« c) Le fœtus ; 
« d) Le nouveau-né ; 
« 2° La sage-femme est notamment autorisée à pratiquer : 
« a) L'échographie gynéco-obstétricale ; 
« b) L'anesthésie locale au cours de l'accouchement ; 
« c) L'épisiotomie, la réfection de l'épisiotomie non compliquée et la restauration immédiate des déchirures superficielles du périnée ; 
« d) La délivrance artificielle et la révision utérine ; en cas de besoin, la demande d'anesthésie auprès du médecin anesthésiste-réanimateur peut être faite par la sage-femme ; 
« e) La réanimation du nouveau-né dans l'attente du médecin ; 
« f) Le dépistage des troubles neuro-sensoriels du nouveau-né ; 
« g) L'insertion, le suivi et le retrait des dispositifs intra-utérins et des implants contraceptifs ; 
« h) La rééducation périnéo-sphinctérienne en cas de troubles consécutifs à un accouchement ; 
« i) Des actes d'acupuncture, sous réserve que la sage-femme possède un diplôme d'acupuncture délivré par une université de médecine et figurant sur une liste arrêtée par les ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur, ou un titre de formation équivalent l'autorisant à pratiquer ces actes dans un Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen. 
« II. ― La sage-femme est également autorisée, au cours du travail, à effectuer la demande d'analgésie loco-régionale auprès du médecin anesthésiste-réanimateur. La première injection doit être réalisée par un médecin anesthésiste-réanimateur. La sage-femme peut, sous réserve que ce médecin puisse intervenir immédiatement, pratiquer les réinjections par la voie du dispositif mis en place par le médecin anesthésiste-réanimateur et procéder au retrait de ce dispositif. 
« III. ― Dans le cadre des dispositions de l'article L. 4151-3, la sage-femme est autorisée à réaliser les examens cliniques et techniques prescrits par un médecin en cas de pathologie maternelle ou fœtale identifiée. » 

(...)


Le code de déontologie des sages-femmes stipule par ailleurs:
 
(...)
Article R4127-324 
La sage-femme peut participer, sous la direction d'un médecin, au traitement de toute patiente 
présentant une affection gynécologique. 
Conformément aux dispositions des articles L. 2212-8 et L. 2213-2, aucune sage-femme n'est 
tenue de concourir à une interruption volontaire de grossesse. 
 
 Sous-section 2 : Devoirs envers les patientes et les nouveau-nés. 
 
Article R4127-325 
Dès lors qu'elle a accepté de répondre à une demande, la sage-femme s'engage à assurer 
personnellement avec conscience et dévouement les soins conformes aux données 
scientifiques du moment que requièrent la patiente et le nouveau-né. 
Sauf cas de force majeure, notamment en l'absence de médecin ou pour faire face à un danger 
pressant, la sage-femme doit faire appel à un médecin lorsque les soins à donner débordent sa 
compétence professionnelle ou lorsque la famille l'exige. 
(...)

On remarquera qu'il n'est jamais précisé à quel type de "médecin" la sage-femme doit faire appel...


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:17

La technique chirurgicale en urologie a beaucoup évolué au cours de ces dernières années par le développement de la coeliochirurgie, c'est à dire une chirurgie faite sans "ouvrir" le patient.

Depuis 2010, l'ablation du rein (néphrectomie) est réalisée grâce à des trocards mis en place sur le ventre, le rein disséqué est placé dans un sac plastique ad hoc et ensuite extériorisé du corps en élargissant une des incisions de trocard abdominal.

Les lyonnais ont proposé en 2010 d'utiliser le fond du vagin pour extérioriser le rein (et tout autre organe éventuellement). Cela s'appelle pratiquer une "colpotomie postérieure" pour extraire le rein à la fin de l'intervention de néphrectomie coeliochirurgicale.

Le vagin est en règle générale un organe merveilleusement souple qui cicatrise parfaitement et discrètement...

 

Une vidéo sur la néphrectomie coelio-vaginale

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante--b-premiere-chirurgicale--b-nephrectomie-par-voie-vaginale-au-chu-de-lyon-2850.asp?1=1

 

Une vidéo sur la néphrectomie coeliochirurgicale "classique"

http://www.canal-u.tv/video/canal_u_medecine/nephrectomie_gauche_sous_coeliochirurgie.2247

 

 

Un argumentaire en faveur de la diffusion de la technique de néphrectomie coelio-vaginale (si le patient dispose d'un vagin of course)

http://www.urofrance.org/nc/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/la-nephrectomie-laparoscopique-avec-extraction-vaginale-un-vrai-plus-pour-les-patientes.html

 

http://www.medscape.fr/voirarticle/3478565

 

La surenchère attendue:

"Première mondiale à Lyon : une néphrectomie vaginale en ambulatoire" (c'est à dire sans passer même la première nuit post opératoire à l'hôpital: c'est monsieur qui surveille le post-op)

http://www.ammd.lu/actualites/355-premiere-mondiale-a-lyon-une-nephrectomie-vaginale-en-ambulatoire

 

Prochaine étape: la néphrectomie vaginale robotisée à domicile!

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:23

Accusés (sans les nommer) de "meurtre par sabotage" ("inversion délibérée" (jamais prouvée) des tuyaux d'oxygène et de protoxyde d'azote) en 1984 par leur chef de service le Pr Mériel,

les Dr Diallo et Archambeau comparaissent aux Assises en 1988 à la suite du décès post-opératoire d'une jeune femme, imputé à l'anesthésie.

Soupçonné de "faute d'anesthésie", le professeur Mériel, qui avait pratiqué l'anesthésie de la jeune femme, sollicite lui-même son inculpation pour accéder au dossier et se défendre et rejoint ses "chers collègues" sur le banc des accusés.

4 ans après les faits, le procès-fleuve se dénoue par un acquittement général.

La sécurité anesthésique s'améliore notablement.

 

Un mémoire de DESC d'anesthésie

L’AFFAIRE DE POITIERS 1984 – 1988

Mémoire de DESC d'anesthésie-réanimation

Mai 2009

C. Thuile, Interne des Hôpitaux de Toulouse

Département d’anesthésie-réanimation, CHU de Purpan,

place du docteur Baylac TSA 40031 31059 Toulouse cedex 9.

et H. Chaouky, Département d’anesthésie

Docteur en histoire

Centre hospitalier de Bigorre (hôpital de Tarbes, Vic en Bigorre)

boulevard de Lattre de Tassigny BP 1330 65013 TARBES cedex 9. ( extraits)

http://chaouky.blog.lemonde.fr/2009/05/23/laffaire-de-poitiers/

 

Des commentaires

http://afrimed98.over-blog.com/affaire-dr-bakari-diallo-complot-et-guerre-d%E2%80%99egos-entre-m%C3%A9decins

 

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2007-01-19/l-honneur-d-un-medecin/920/0/48464

 

Le témoignage d'un des avocats du Dr Diallo

http://valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/2.-me-pierre-chaigne-laffaire-diallo20121026.html

Jeudi 22 Juillet 2010

 

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:37

Les "enfants trouvés" placés sous la protection de Vincent de Paul depuis 1638

"L'hospice des Enfants-Assistés fut fondé par saint Vincent de Paul en 1638.
D'abord installé près de la Porte Saint-Victor, il fut transféré par la suite au château de Bicêtre, puis près de Saint-Lazare, enfin sur le parvis de Notre-Dame.
La reine Marie-Thérèse d'Autriche ayant fondé en 1676 un autre hospice pour les enfants trouvés dans le faubourg Saint-Antoine, les deux établissements furent réunis par Bonaparte en 1802 et installés dans les bâtiments de l'Oratoire de la rue d'Enfer.
Durant tout le XIXe siècle et jusqu'aux années 1960, la congrégation de sœurs de Saint Vincent de Paul ont été des auxiliaires de santé dans cet hôpital/hospice, puis à partir de 1920 elles ont été peu à peu remplacées par des infirmières et aides soignantes laïques (...)".


Depuis l'année 2000, les activités de l'hôpital se sont amenuisées lentement mais inexorablement comme "peau de chagrin", l'hôpital faisant partie des cibles du plan de restructuration de l'AP-HP.
Le 23 juillet 2010 les urgences pédiatriques ont définitivement fermé. Le service des admissions a quant à lui déménagé vers l'hôpital Cochin.
Fin 2011, suite à l'ouverture du "Pôle périnatal Port-Royal", c'est au tour de la maternité Adolphe Pinard de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, de fermer.
L'établissement a abrité jusqu'en juin 2012 une collecte fixe de l'établissement français du sang (EFS), puis a cessé toute activité de soins et annexes à la fin de l'année 2012.
La ville de Paris prévoit (entre autres éventualités) de démolir l'ensemble de l'établissement pour y bâtir un éco-quartier d'ici 2017.
Des menaces pèsent sur la chapelle de l'hôpital (Cf article de 16 mars 2011 sur patrimoine.blog.pelerin.info)
La reconversion des sites de l'hôpital Broussais à Paris 14ème, également fermé, et de celui de l'hôpital Saint-Vincent de Paul, fait l'objet actuellement d'intenses tractations (Cf l'article du Point, le 19 janvier 2012)

https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_Saint-Vincent-de-Paul
http://patrimoine.blog.pelerin.info/2011/03/16/menaces-sur-la-chapelle-de-lhopital-saint-vincent-de-paul-a-paris/
http://www.lepoint.fr/villes/paris-14e-difficiles-reconversions-19-01-2012-1429324_27.php

Juillet 2010: fermeture des urgences pédiatriques à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris 14ème)

L'article du journal "L'express" le 29 juillet 2010:
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-lente-agonie-de-saint-vincent-de-paul_909537.html

Le communiqué de presse du Comité Valmy, le 26 juillet 2010:
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article766

Décembre 2011: fermeture de la maternité Adolphe Pinard de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris 14ème)

Fin 2011, suite à l'ouverture du nouveau "Pôle périnatal Port Royal", qui fusionne les activités des trois centres de maternité-périnatologie de Saint-Vincent-de-Paul, Baudelocque et Port-royal, c'est au tour de la maternité Adolphe Pinard de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul de fermer.
On rappelle que tout comme Stéphane Tarnier est le "père" de l'obstétrique française, Adolphe Pinard, également accoucheur est le "père" de la puériculture.
Adolphe Pinard a donné son nom à l'amphithéâtre de la première école de puéricultrices de France, l'Institut de puériculture et de périnatalogie, situé boulevard Brune dans le 14e arrondissement de Paris, ainsi qu'au boulevard Adolphe-Pinard situé à proximité.
A Paris, une aile de la maternité du "pôle périnatal Port Royal", inaugurée en 2012, a néanmoins conservé le nom d'Adolphe Pinard.
Le nom d'Adolphe Pinard est aussi associé aux contractions du myomètre qui "clampent" (permettent l'obstruction) les vaisseaux aboutissant au placenta, ce sont les "ligatures vivantes" de Pinard: elles permettent ainsi l'arrêt des saignements maternels utérins après la délivrance (expulsion du placenta qui survient après la naissance du bébé)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Pinard

Ainsi disparaît en décembre 2011 la célèbre maternité Adolphe Pinard de l'hôpital Saint Vincent de Paul de Paris, ne laissant subsister que son illustre soeur de Nancy dont on trouvera une image d'archives à l'adresse suivante:
http://www.professeurs-medecine-nancy.fr/Histoire_Maternite_fichiers/image003.jpg

 

http://www.professeurs-medecine-nancy.fr/Histoire_Maternite_fichiers/image003.jpg


http://www.professeurs-medecine-nancy.fr/Histoire_Maternite.htm

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 09:39

Lancée en 1991 par l’OMS et l’UNICEF, l’Initiative Hôpital Ami des Bébés (IHAB) est un programme international centré sur les besoins des nouveau-nés.

Son objectif principal est de faire en sorte que les maternités deviennent des centres de soutien à l'allaitement maternel.

Toutes les informations concernant cette initiative se trouvent sur le site:
http://www.amis-des-bebes.fr

Pour être labelisé "ami des bébés" un établissement doit suivre les douze recommandations suivantes:
http://www.amis-des-bebes.fr/pdf/12-recommandations-IHAB.pdf

Les 12 recommandations

En souligné, ce qui concerne les nouveau-nés prématurés ou malades.

1. Adopter une politique d’accueil et d’accompagnement des nouveau-nés et de leur famille formulée par écrit et systématiquement portée à la connaissance de tous les personnels soignants.

2. Donner à tous les personnels soignants les compétences nécessaires pour mettre en oeuvre cette politique.

3. Informer toutes les femmes enceintes des avantages de l’allaitement au sein et de sa pratique. Informer de manière spécifique les femmes enceintes présentant une menace d’accouchement prématuré.

4. Placer le nouveau-né en "peau à peau" avec sa mère immédiatement après la naissance pendant au moins 1 heure et encourager celle-ci à reconnaître quand son bébé est prêt à téter, en proposant de l’aide si besoin, (le "peau à peau" nécessite un contrôle vigilant de la liberté des voies respiratoires du nouveau-né: cf avertissement SHAM, ndlr). Maintenir une proximité maximale entre la mère et le nouveau-né, quand leur état médical le permet. Ceci inclut la majorité des enfants nés dans un contexte de prématurité modérée, c’est-à-dire nés entre 34 et 37semaines d’aménorrhée.

5. Indiquer aux mères qui allaitent comment pratiquer l’allaitement au sein et comment entretenir la lactation si elles se trouvent séparées de leur enfant. Donner aux mères qui n’allaitent pas des informations adaptées sur l’alimentation de leur enfant. Indiquer aux mères comment mettre en route et entretenir la lactation, alors que leur bébé ne peut pas téter et/ou qu’elles se trouvent séparées de lui.

6. Privilégier l’allaitement maternel exclusif en ne donnant aux nouveau-nés allaités aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale. Privilégier le lait de la mère, donné cru chaque fois que possible, et privilégier le lait de lactarium si un complément est nécessaire.

7. Laisser le nouveau-né avec sa mère 24h sur 24. Favoriser la proximité de la mère et du bébé, privilégier le contact peau à peau et le considérer comme un soin.

8. Encourager l’alimentation à la demande de l’enfant. Observer le comportement de l’enfant. Débuter les tétées au sein dès que l’enfant est stable (Pas de limitation liée au poids ou à l’âge gestationnel). Réfléchir aux stratégies permettant de progresser vers l’alimentation autonome.

9. Éviter l’utilisation des biberons et des sucettes (ou tétines) pour les enfants allaités. Réserver l’usage des sucettes aux situations particulières (succion non nutritive...)

10. Identifier les associations de soutien à l’allaitement maternel et autres soutiens adaptés, et leur adresser les mères dès leur sortie. Travailler en réseau.

11. Protéger les familles des pressions commerciales en respectant le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.

12. Pendant le travail et l’accouchement, adopter des pratiques susceptibles de favoriser le lien mère-enfant et un bon démarrage de l’allaitement.


Devenir "amie des bébés"


En France, le label "ami des bébés" est accordé à un établissement qui:

 

- met en œuvre les douze recommandations listées ci-dessus


- ne fait pas la promotion de substituts du lait maternel, biberons et tétines auprès des familles notamment dans le cadre de contrat qu'il pourrait avoir avec l'industrie du lait

 

- a mis en place, depuis plus d'un an, un système de recueil de données sur l'alimentation des nouveau-nés afin de suivre régulièrement ses statistiques d'allaitement, enregistre un taux d'allaitement maternel exclusif de la naissance à la sortie de maternité en progression par rapport aux années antérieures ou supérieur à 75 %

 

- collabore avec les PMI, groupes de mères, généralistes, pédiatres, sages-femmes libérales, associations pour assurer un suivi en dehors de la maternité.

En 2012, 18 maternités en France avaient obtenues le label "ami des bébés". En Ile de France, seule la maternité des Bluets (Paris 12) est "amie des bébés".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_H%C3%B4pital_Ami_des_b%C3%A9b%C3%A9s

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:10

"Le collectif Pasde0deconduite s'est constitué en janvier 2006, au lancement de l'appel « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans », texte de mobilisation de professionnels de santé, de la petite enfance ou de l'éducation et de citoyens en réponse à l'expertise collective de l'INSERM sur le trouble des conduites chez l'enfant, et à sa récupération par le pouvoir politique. L'expertise préconisait un dépistage précoce de troubles arguant que certains comportements d'enfants seraient prédictifs d'une évolution vers la violence et des conduites asociales. Elle faisait la part belle aux approches déterministes du développement des jeunes enfants, sous l'empire d'un usage réducteur de la biologie et de la génétique. Ces préconisations, alors reprises par le ministre de l'Intérieur, rabattaient la prévention sur des outils de dépistage prédictif et, face à la turbulence bruyante de certains tout-petits abusivement assimilée aux prémices de la délinquance, entendaient en neutraliser leur souffrance en les enfermant dans des carcans pharmaceutiques ou rééducatifs."

Voir l'intervention du Dr Pierre Suesser, président du syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI) à l'adresse suivante:

http://www.nps.uqam.ca/prevention/suesser.php

 

Le site du collectif: http://www.pasde0deconduite.org

 

Le site du syndicat: http://www.snmpmi.org

 

Plusieurs publications intéressantes aux éditions Erès, présentées dans l'article suivant:

http://www.editions-eres.com/rencontreavec.php?Id=35

La dernière publication du Dr Pierre Suesser s'intitule «Petite enfance, penser la prévention en grand», éditions érès 2013.



Le service de PMI (protection maternelle et infantile)


Le service de protection maternelle et infantile (PMI) est un service départemental, placé sous l’autorité du président du conseil général et chargé d’assurer la protection sanitaire de la mère et de l’enfant. Il organise des consultations et des actions de prévention médico-sociale en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de 6 ans. Il joue également un rôle essentiel en matière d’accueil des jeunes enfants: instruction des demandes d’agrément des assistantes maternelles, réalisation d’actions de formation, surveillance et contrôle des assistantes maternelles ainsi que des établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans.

Avec ses 117 centres de PMI, le Département de la Seine-Saint-Denis (93) dispose d’un réseau de proximité qui assure le suivi des enfants de 0 à 6 ans.

 

http://www.seine-saint-denis.fr/Centres-de-Protection-maternelle



http://www.drees.sante.gouv.fr/donnees-concernant-la-protection-maternelle-et-infantile,6274.html

 

http://www.carnetsdesante.fr/Desplanques-Laurence-et-Suesser





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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 23:38

Un pneumologue du centre hospitalier de Nevers, le Docteur Mazen HZAM s’est suicidé dans la nuit du 16 au 17 avril 2013 dans son bureau à l'hôpital.

Le médecin, qui ne travaillait pas cette nuit-là, s’est rendu à l’hôpital, a enfilé sa blouse, avant de se donner la mort par plaie jugulo-carotidienne à l'arme blanche.

Le praticien n’a pas laissé de message pour expliquer son geste. Une double enquête (policière et en interne) a été ouverte. (AFP)

 

Les membres du collectif CHOCS9cube s’associent à la douleur de sa famille à laquelle sont présentées de sincères condoléances.



http://bourgogne.france3.fr/2013/04/22/nevers-une-enquete-ouverte-apres-le-suicide-d-un-medecin-l-hopital-239413.html

 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/hopital/nevers-un-pneumologue-hospitalier-se-suicide-sur-son-lieu-de-travail

 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/suicide-d-un-pneumologue-l-hopital-de-nevers-l-ordre-denonce-le-silence-des-tutel

 

http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/2013/05/11/hommage-du-personnel-du-centre-hospitalier-au-docteur-hzam-1545898-commentaire.html#com-25900

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yukio_Mishima

 

http://www.leparisien.fr/politique/il-y-a-vingt-ans-pierre-beregovoy-mettait-fin-a-ses-jours-01-05-2013-2771459.php

 

http://www.snphar.com/data/A_la_une/phar50/9-focus-phar-50.pdf

 

 

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